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Victoriaville habitation durable Avenir prospère

Historique

Chronologie et personnages derrière l'appellation des bibliothèques publiques de la Ville de Victoriaville

 

Bibliothèque Charles-Édouard-Mailhot

Autrefois la "bibliothèque publique des Bois-Francs", elle a été inaugurée en septembre 1948. Durant près de 20 ans, l'organisation de la bibliothèque a été confiée au Cercle catholique des voyageurs de commerce de Victoriaville.

En 1967, la bibliothèque publique des Bois-Francs est devenue la Bibliothèque municipale de Victoriaville. Elle a déménagé à plusieurs reprises au cours des années, mais en 1993, la Ville de Victoriaville, en collaboration avec le ministère de la Culture et des Communications, a procédé à la construction d'une nouvelle bâtisse répondant mieux aux exigences d'une bibliothèque moderne.

La fusion des villes d'Arthabaska et de Victoriaville, en 1994, a permis de mettre en commun plusieurs ressources documentaires.

 

Qui était Charles-Édouard Mailhot ?

Monsieur Charles-Edouard Mailhot est né à Gentilly en 1855. Après des études au Séminaire de Trois-Rivières, il fut nommé curé dans plusieurs paroisses de la région des Bois-Francs.

Il s'est distingué en écrivant le premier ouvrage racontant l'histoire des Bois-Francs, et il fut l'instigateur du mouvement qui amena l'érection de la croix lumineuse du Mont Saint-Michel, situé à Victoriaville. Cette croix, bénite en juin 1929, année centenaire de la fondation des Bois-Francs, fut érigée en mémoire des pionniers de la région.

Il décéda en 1937.

 

Charles-Édouard Mailhot

Charles-Édouard Mailhot, prêtre de plusieurs paroisses. Source: Fonds Victoriaville (1861-1993), 19369

 

Bibliothèque Alcide-Fleury

Dès les années 1950, la nécessité d'une bibliothèque municipale pointe à l'horizon et fait l'objet de quelques démarches de la part des citoyens d'Arthabaska et c'est finalement en 1963 que la bibliothèque ouvre ses portes. En 1990, on procède à la construction d'une nouvelle bibliothèque beaucoup plus fonctionnelle.

 

Qui était Alcide Fleury ?

Alias "l'historien des Bois-Francs"

Texte de M. Alain Bergeron (source)

Raphael Fleury n'est âgé que de quelques mois. Il n'a pas connu son arrière-grand-père. Mais son père, Yves-Mario, et son grand-père, Gaston, se chargeront de lui apprendre que quelque part dans sa ville, une bibliothèque perpétue le nom d'Alcide Fleury.

Ils décriront Alcide comme un homme pas très grand physiquement, mais qui riait beaucoup, curieux de tout, véritable passionné de l'histoire locale. Raphael sourira probablement quand il saura que, dans ce siècle de l'automobile, Alcide n'a jamais pris le volant. Mais il a marché. Dieu qu'Alcide Fleury a marché, toute sa vie durant, autant qu'il a causé... et écrit sur sa machine à dactylographier, sans toucher au clavier d'un ordinateur.

Alcide Fleury est né dans le 6e rang de la paroisse Saint-Christophe d'Arthabaska, le 21 mars 1905. Il est le fils cadet de Joséphine Laroche et de de Phillias Fleury. Alcide et sa soeur Carmen contractent la méningite. Seul le garcon survit à la terrible maladie, même s'il reste assez affecté pendant un certain temps.

"J'ai donc bénéficié de soins particuliers pour me permettre de prendre ma place dans la societé", raconte-t-il dans "Les mémoires d'Alcide", sa biographie éditée en 1994.

 

Source: Société d'histoire de Princeville

 

Il fréquente l'université du 6e rang et termine ses études au College Saint-Joseph d'Arthabaska en 1923. alors qu'il recoit le diplôme supérieur que décerne l'institution.

La même année, il entre comme pressier au service de l'Imprimerie d'Arthabaska, propriété de Joseph-Edouard Perrault, deputé d'Arthabaska et ministre libéral. Il gagne 25 sous de l'heure... Au mois de décembre de cette même année, il se rend a Toronto pour un stage de 10 semaines, afin d'apprendre le maniement de la machine Linotype. Il pratique ce métier jusqu'en 1952, alors qu'un accident l'oblige à se concentrer sur la typographie manuelle puis comme correcteur d'épreuves jusqu'à sa retraite, en 1971.

Le 12 juin 1930, il prend épouse, Mariette Bergeron, qu'il a rencontrée au jounral L'Union. Le couple aura quatre enfants : Suzanne, Jacques, Gaston et Jacqueline.

Alcide Fleury se découvre un intérêt certain pour l'histoire de sa ville, Arthabaska (il sera conseiller municipal de 1944 à 1959), et de ses gens (il effectuera de nombreuses recherches généalogiques).

 

Le regretté maire Pierre Roux, Alcide Fleury et Sylvie Filiatrault, première bibliothécaire. Au début des années 1990, on avait ainsi donné le nom de M. Fleury à la bibliothèque toute neuve d'Arthabaska.Le regretté maire Pierre Roux, Alcide Fleury et Sylvie Filiatrault, première bibliothécaire. Au début des années 1990, on avait ainsi donné le nom de M. Fleury à la bibliothèque toute neuve d'Arthabaska. Source: LaNouvelle.net

 

En 1951, il contribue à la préparation du volune en marge du Centenaire d'Arthabaska. Dix ans plus tard, il publie le livre "Arthabaska capitale des Bois-Francs". Le livre sera presenté au premier ministre Jean Lesage, lors d'une visite au Musée Laurier.

Alcide Fleury fait l'objet d'une bibliographie de Soeur Marie-Ange Fortier en 1963, pour l'obtention d'un diplôme en bibliothéconomie, obtenu avec la note "grande distinction", à l'Université Laval de Québec.

Cette dernière décrira M. Fleury comme un "grand chercheur, un jounaliste fidèle, promoteur d'idées justes et saines".

Il participe largement à la rédaction et à la préparation de l'Édition spéciale publiée à l'occasion du centenaire de L'Union des Cantons de l'Est, en 1966

Alcide Fleury aime écrire : il alimente le journal L'Union avec une chronique régulière et hebdomadaire, de 1958 jusqu'au 24 septembre 1993, sans manquer un seul rendez-vous avec ses lecteurs. C'est l'histoire locale et régionale qui nourrit sa page. Il l'assaisonne de récits de voyage, d'anecdotes et d'opinions. Son association avec le journal se pousuit jusqu'à l'automne 1996 puisqu'il fait parvenir régulièrement les enregistrements du Palais de Justice d'Arthabaska.

Le Club de presse Louis-Francoeur lui décerne, en 1967, le prix Suzor-Coté pour sa participation à la grande et à la petite histoire des Bois-Francs.

Président de la Societé d'histoire d'Arthabaska durant une décennie (1962-1972), il entreprend, avec Roger Lussier, de réviser et de compléter "L'histoire des Bois-Francs", de Charles-Edouard Mailhot. Leur travail resultera en la publication, en 1968 de deux tomes intitulés "Les Bois-Francs".

En 1983, lors des Fêtes du 125e anniversaire du village d'Arthabaskaville, il est honoré à titre d'historien local, pour son engagement personnel dans tous les secteurs de l'activité socio-culturellle de la région des Bois-Francs, et pour son amour de l'histoire locale et régionale.

Le 6 octobre 1985, il est reçu Commandeur de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand, à Nicolet.

L'Académie des Grands d'Arthabaska fait de lui un de ses premiers récipiendaires, en 1987, avec Normand Maurice et Gaston Vallières.

Le jour de son 61e anniversaire de mariage, le 12 juin 1991, Alcide Fleury voit son nom attaché officiellement à la nouvelle bibliothèque d'Arthabaska. Ses archives aboutissent dans une petite salle attenante à l'édifice.

"Je sais maintenant que ma mémoire subsistera et j'en suis bien heureux", déclare-t-il alors.

La Societé Saint-Jean Baptiste, région du Centre-du-Québec, lors de son congrès annuel, lui décerne, en 1993, le prix Mgr-Parenteau pour souligner son intérêt pour la communauté et le rayonnement professionnel servant les intérêts supérieurs de la région et de la nation québecoise dans le domaine socio-culturel.

Ses sorties publiques commencent à s'espacer. Le 4 mai 1995, il participe à l'inauguration de la Bibliothèque Charles-Édouard-Mailhot, ce prêtre-historien.

Alcide Fleury n'a jamais été vraiment malade, sauf dans les derniers mois de sa vie où le temps finit par le rattraper. En octobre 1996, alors qu'il reçoit le prix Lionel-Groux lors du Congrès de la Societé des professeurs d'histoire du Québec, il souligne que les fleurs sur les tables sont plus vivaces que lui, car sa santé se détériore.

Il décède le 28 janvier 1997, à l'âge de 91 ans, miné par le cancer. Il repose au cimetière de l'église Saint-Christophe, endroit qu'il aura ontribué à améliorer lors de son passage comme marguillier, de 1960 a 1963.

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